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Création

PAR NATURE HYBRIDE, LE TRAVAIL DE LÉO LEFORT OCCUPE SIMULTANÉMENT PLUSIEURS ESPACES-PLANS

 
Son travail est nourri par l’enseignement des pratiques artistiques, vingt années durant, et les quelques centaines d’étudiants qui se sont engagés dans ses cours, aux beaux-arts d’Addis Abeba, dans les écoles suisses et américaines du Golfe Persique et lycée international de Londres. Qu’il eut fallu nourrir les agences de communication, sa pratique de graphiste de derrière les écrans, lui offrait un terrain de jeu, des calques, des pixels et des formules. Pourrait-il faire l’impasse sur le commissariat de plus d’une centaine d’expositions dans les trois galeries qu’il a fondées et dirigées —TIAC / LeLa / Atelier—, comme le chorégraphe oublierait les collaborations d’avec ses danseurs? 
 
Iconographe peu orthodoxe, iconodule, iconoclaste, montreur d’art et faiseur d’icônes, profanes et sacrées, prenant comme point de départ des artefacts prélevés dans les répertoires des histoires des arts et des cultures populaires, Léo permute leurs natures et leurs structures pour les re-présenter de manière à en altérer leurs niveaux de performances. Aussi intègre-t-il les principes de pensée spéculative, l’empirisme et l’aléatoire, dans le cadre de sa pratique artistique: un socle fondamental pour assimiler de nouveaux matériaux, outils, trajets, médias et savoirs-faire. 
 
Structurée autour de la réhabilitation de techniques ancestrales et d’appropriations divergentes de méthodologies dont l’orthodoxie est incontestable (bois, lin, or, gesso, tempéra), mixée avec des tirages numériques haute-définition, les œuvres de la collection ‘Iconomachy’ s’inscrivent en prolongement de ses travaux réalisés dans le cadre des résidences au Domaine de Kerguéhennec, à la Thamy-Nyele Foundation d’Amsterdam, au off de la Dubaï Art Fair, au RAVI à la Comète de Liège et propositions d’objets exposés au MAK à Vienne, au pavillon Visionnary Africa de David Adjaye à Addis Abeba et projet de thèse à la Slade de Londres.
 
Chez les Grecs et les Romains, le travail manuel était un travail servile et, bien que l’esclavage ait été (en grande partie) aboli, le travail manuel reste encore largement considéré comme un acte réservé aux classes inférieures. L’imagerie numérique fabriquée par tous -polarisation exponentielle du savoir-faire-, partagée en continue via des routes interconnectées et anarchiques sont en train de changer radicalement le paysage visuel d’aujourd’hui. Ne peut-on pas considérer que de toutes les activités humaines (parler / fabriquer / instituer / réguler) l’art est de celles qui participent activement de la structuration de nos humanités ?

En ajoutant du double-entendre —au moins— à son ouvrage, les icônes 3.0 de Léo fonctionnent comme des chevaux de Troie.

 
L’Atelier LK’ est son nouveau laboratoire.
  
 
Visite sur RDV uniquement: leo@atelierlk.art / 06.15.52.98.28